Les techniques fondamentales
La réussite de la calligraphie repose sur la fluidité et sur la docilité du pinceau. Pour manipuler celui-ci, vous disposez de quatre mouvements qui, en se combinant, permettent d’obtenir des tracés très différents.
Les mouvements du poignet et du coude
Pour maîtriser la course du pinceau, on utilise en calligraphie deux mouvements différents. Les mouvements courts s’exécutent en se servant seulement du poignet, tandis que les mouvements plus amples font intervenir le coude.

Les traits courts.
Il suffit d’une simple rotation du poignet pour exécuter de petits mouvements de la main et, partant, du pinceau qui laisse sur le support des traits assez courts.
Par conséquent, le mouvement de rotation du poignet est essentiel pour l’exécution des petits caractères et pour les traits courts utiles dans les grands et les gros caractères.
Exercice du mouvement du poignet.
Tenez un pinceau fin à 2 à 5 cm de la touffe ; laissez reposer le poignet et l’avant-bras sur le plan de travail. Encrez la moitié inférieure des poils. Écrivez de droite à gauche les caractères chinois correspondant aux chiffres de un à dix.
Ne vous souciez pas de l’ordre des traits pour le moment : l’objectif de l’exercice est de vous habituer au mouvement du poignet.
Répétez cet exercice plusieurs fois. Éloignez ensuite le bras de la surface du plan de travail en y laissant le poignet. Tenez le pinceau par le milieu du manche et répétez l’exercice en utilisant le mouvement du poignet.

Les grands traits.
Avec les grands et les gros caractères, le mouvement du poignet ne suffit pas à disposer de toute l’ampleur suffisante. Pour amplifier les traits, il faut faire pivoter le bras à partir du coude afin de couvrir une plus vaste surface. Entraînez-vous à ce geste, d’abord de haut en bas et de bas en haut, puis de gauche à droite et de droite à gauche.